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« Si j’avais su... ».Dr Stefano Colombo, Revue Hypnose et Thérapies brèves 49



Revue Hypnose & Thérapies brèves n°49


Nous voici en plein printemps. La nature se réveille, les rayons du soleil ont repris de la couleur, les oiseaux leur chant et les fleurs nous sourient.

Je regarde ma terrasse et je suis terrassé de tristesse : quatre brins d’herbe et un vieux rosier plein de rhumatismes, d’arthrose, tout tordu, dont les branches sont davantage des bouts de bois pour la cheminée que les am- bassadeurs d’une verte jeunesse.
Si j’avais su que le printemps arrivait avec une telle vigueur, j’aurais planté des bulbes de tulipes, de narcisses, de trombones, de jacinthes sans oublier les glaïeuls.

Non, il ne me reste que le vieux rosier et un oléandre que je reconnais par l’éti- quette pendue à une branche, seul témoin de quelques pâles couleurs. Cette étiquette, en grande partie jaunie, augmente mon tourment d’avoir accompli sa pendaison.
Car si j’avais su que l’hiver aurait été si rude, vent sibérien compris, j’aurais pro- tégé mon oléandre pour lui assurer un mi- nimum de température vitale.

Et puis, le rendez-vous à Liège : si j’avais su que le vol allait être annulé, j’au- rais choisi le train. J’ai pris l’avion suivant, mais si j’avais su qu’il avait autant de re- tard, j’aurais prévu une autre solution plutôt que traverser l’aéroport de Bruxelles en courant, soulevant aussitôt la méfiance de la sécurité et la sécurité de mon cœur. Arrivé à la dernière minute à Liège, je me suis empressé de commander un taxi. Si j’avais su que le taxi en question n’arri- verait jamais car victime d’un accident, j’aurais pris les transports publics.
Epuisé, je me mets au travail.

Si j’avais su qu’il fallait écrire un « Qui- proquo » avec comme titre « Si j’avais su... », j’aurais feint de ne pas avoir reçu la consigne.
Pourquoi ? Oh ! si j’avais su que vous po- siez cette question, je me serais bien gardé d’exprimer mon sentiment. Car si j’avais su que votre questionnement concerne ce que je ressens face à un tel titre, j’aurais dé- tourné votre attention en proposant tout autre chose, une fable, par exemple.

Laquelle ? Si j’avais su que votre cu- riosité est sans bornes, j’aurais évité de la titiller.
Comment ? En vous racontant une his- toire d’un animal qui s’était perdu dans la forêt pendant la semaine de la chasse.
Si j’avais su que c’était la semaine de la chasse, j’aurais recommandé à cet animal de se tenir tranquille plutôt que pavoiser au milieu de ladite forêt.
Seulement voilà, il était têtu et il ne savait pas non plus que la chasse était ou- verte. Il me déclara d’un seul souffle : « Si j’avais su, j’aurais renoncé à te rencontrer pour te raconter ma vie. »



Rédigé le 07/08/2018 à 11:52 | Lu 22 fois modifié le 07/08/2018

Laurence ADJADJ
Hypnothérapeute à Marseille, Psychologue, Présidente de l'Institut de Formation Hypnotim à... En savoir plus sur cet auteur





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